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Doctrine & parcours

Ce qu'il soutient, et le parcours qui le rend défendable.

Ingénieur réseaux et sécurité des systèmes d'information, formé à la géostratégie africaine et à l'intelligence économique, François-Xavier Djimgou Ngameni travaille depuis plus de dix ans sur une question précise : à quelles conditions les États africains peuvent-ils décider par eux-mêmes dans le cyberespace.

Il a écrit trois ouvrages pour y répondre, fondé en 2019 le laboratoire qui en poursuit la recherche, et dirige à Douala l'entreprise qui en applique les conclusions.

Les positions

  1. Le cyberespace est un domaine stratégique, pas un parc d'usages

    Le débat africain sur le numérique porte presque toujours sur l'adoption : taux de pénétration, inclusion, services. Ce cadrage escamote l'essentiel. Le cyberespace est un lieu de rapports de force entre acteurs, où se décident des positions durables. Tant qu'il est traité comme un marché à équiper plutôt qu'un terrain à tenir, le continent en subit les règles au lieu de les écrire.

    Source · Cyberstratégie africaine, 2024

  2. La souveraineté numérique se construit, elle ne se déclare pas

    Une stratégie nationale publiée ne vaut pas souveraineté. Il faut une doctrine explicite, des capacités de détection et de réponse tenues localement, un droit applicable, et des cadres formés à raisonner en termes d'intérêts vitaux. Sans ces quatre appuis, la souveraineté reste un mot dans un discours.

    Source · Souveraineté numérique & cyberdéfense, 2021

  3. La cybercolonisation est un phénomène mesurable

    Infrastructures détenues ailleurs, données hébergées ailleurs, normes écrites ailleurs, imaginaires produits ailleurs : les quatre dimensions classiques de la colonisation ont des équivalents exacts dans l'espace numérique africain. Nommer le phénomène avec précision, plutôt qu'en faire une métaphore militante, est la condition pour lui opposer une politique.

    Source · L'Afrique au risque d'une cybercolonisation, 2023

  4. Il manque des stratèges, pas des techniciens

    Le continent forme des ingénieurs compétents et certifiés. Il forme très peu de gens capables d'articuler une menace technique à un intérêt d'État, de rédiger une doctrine ou de tenir une position en négociation internationale. C'est ce chaînon qui décide si l'Afrique sera actrice ou spectatrice des équilibres numériques mondiaux.

    Source · Former des cyberstratèges africains, RACS, 2025

Le parcours

  • 2021 —

    Douala, Cameroun

    Président, RHOPEN LABS

    Dirige la filiale camerounaise du groupe RHOPEN. L'entreprise opère SOC Labs, premier centre de supervision de sécurité managé du Cameroun, lancé avec ST Digital, ainsi que la plateforme d'auto-évaluation des cyber-risques ACyRa.

  • 2019 —

    Laboratoire Africain de Recherches en Cyberstratégie

    Fondateur, LARC

    Fonde le laboratoire en mai 2019, dans le prolongement de son premier ouvrage. Le LARC produit la Revue Africaine de Cyberstratégie, forme des cadres et conseille institutions et gouvernements sur leur stratégie de cyberespace.

  • 2018 —

    Trois ouvrages, deux éditeurs

    Auteur

    Publie le premier essai francophone consacré à la cyberdéfense sous l'angle des intérêts des États africains, puis un ouvrage co-écrit chez L'Harmattan et une proposition de fondements théoriques pour une cyberstratégie africaine.

  • Auparavant

    IBM, puis conseil indépendant

    Conseil et industrie

    Analyste des cybermenaces puis responsable des solutions de cybersécurité chez IBM. Poursuit ensuite comme consultant en stratégie de cybersécurité auprès d'entreprises. Co-fonde ENA-Group, Entrepreneur Numérique d'Afrique.

Titres

Ingénieur réseaux & sécurité
Sécurité des systèmes d'information
CISSP®
Certified Information Systems Security Professional
MBA
Administration des affaires
Intelligence économique
Géostratégie africaine, Douala

Distinctions

  • 2024

    Bâtisseurs Africains, 7ᵉ édition

    Sélectionné parmi cinq entrepreneurs camerounais pour la résidence entrepreneuriale de Bordeaux, du 26 octobre au 9 novembre 2024.

  • 2024

    SOC Labs, avec ST Digital

    Ouverture du premier centre opérationnel de sécurité managé du Cameroun, opéré depuis Douala.